.Au violent de nos songes.




La cocaïne, la coke. De la poudre si blanche, si pure qui s'immisce dans ton corps. Quelque chose de fou, d'incroyable, et de très hilarant. De l'excitation et du désir. Mieux qu'une soirée mondaine, mieux que des litres d'alcools, mieux que le joint, mieux que l'amour, le sexe. Mieux qu'une orgie mondiale. T'essayes une fois, deux fois, jusqu'à ce que tu oublies définitivement de compter. Ton sang en redemande, inébranlablement. Tu en veux, encore et encore. Toujours plus haut, toujours plus fort. Le trip démarre, tu te sens partir, chavirer, t'échouer sur un autre terrain. Rien ne t'arrête, tout ton monde bouge, tourne. La cocaïne, ou le monstre poudreux qui contrôlera tes mouvements, tes actes et tes paroles. Tu trembles, assoiffée. Tu ne rends compte de rien, tu oublies et tu chutes. Prend la fuite ; tant qu'on respire encore.

« La coke te fait chavirer ma jolie. »




_____________________________________

Fiction terminée .
Edit : Je compte réecrire, ou plutôt améliorer, certains chapitres, voir tous.

# Posté le samedi 03 novembre 2007 06:26

Modifié le mardi 03 novembre 2009 10:49

.Dis moi qui sont ces gens .

.Dis moi qui sont ces gens .




Douze heures et onze minutes. Dans des draps froissés, blanchâtres, une jeune fille aux allures décalés se réveilla, péniblement . Le mal de crâne faisant déjà surface, elle se leva grognant à tout va. Enfilant rapidement un tissu pour recouvrir le nécessaire, elle découvra le corps étendu d'un jeune homme . Une touffe blonde, ebourrifés, cachée son visage enfouie dans un coussin. Les courbes joliment définies vers le bas de son dos, dans le creux de ses reins. Son voisin . Honte, gêne. Les joues rosies, elle regardait chaque parcelle de son corps, chaque ondulation de son corps, les omoplates bien voyants. Avec peine, elle essaya de se remémorrer la soirée qui a fini en partie de jambe en l'air . Elle se souvient alors qu'aux alentours des vingt trois heures, il était venu frapper à sa porte, puis s'était installé négligement dans le canapé pour regarder des chaînes à la télévision. Une bière dans le creux de sa main. Et ils ont du finir au lit, par quels mots elle n'en sait rien. Par quelle chose elle savait. Elle frottait son petit nez , se rappelant alors avoir tracé plusieurs traces, avant de les sniffer . Cette poudre qui lui bouffe la chair, les yeux, le sang. Ils étaient raides, défoncés, amochés. Au point de jeter tous leurs vêtements au sol .


Anna avança dans le couloir sombre de son appartement. Arrivée à la cuisine, elle se prépara un café, allumant une clope . La boisson brûlante terminée, elle se faufila sous la douche, pour enlever cette espèce de crasse quand on ressent après avoir fait une connerie. Enfilant des habits simples, elle tirait sur les cernes qui se dessinaient sous ses yeux . Quelle merde , grogna t-elle. Elle entra, sans faire de bruit, dans sa chambre, ouvrant les volets puis quitta l'appartement, une clope à nouveau au bec.

Elle habite au troisième étage d'un immeuble vieilli par le temps, dans un quartier pas forcément accueillant. Ses parents, ne supportant plus son insolence et sa présence, avaient fini par la faire partir . Avec aucun goût amer dans le fond de la gorge . Sa vulnérabilité et son caractère avaient fini par les effrayer. La dépendance à la Ca avaient aussi fini par émettre une distance inimaginable entre eux . Ils étaient à bout .


Elle est arrivée devant son lycée, quelques mèches de sa frange cachait ses yeux lorsque le vent faisait surface. Elle repense à toutes les rumeurs et les on-dit balancaient à son compte, elle en sourit presque . Aujourd'hui, c'est les résultats du bac . Sans grande conviction, elle est tout de même venue, insignifiante . Elle cherche alors son nom à travers cette immense liste . Mauvais résultats, c'était évident . Aucun sentiment ne la prend . Elles regardent les gens autour d'elle, riant, hurlant, pleurant . Certains vont pleuraient leur misère un moment tandis que d'autres font offrir une tournée de bière au bar du coin.


« ANNA ! »


C'était d'une voix suave et forte. Elle se retourna, et vit son ange. Son meilleur ami, la personne pour qu'il elle tuerait pères et mères . Depuis leur tendre jeunesse, ils ne font que se voir, se cotoyer, s'abîmer puis s'adorer. Léo, son meilleur ami, est le genre de mec qui pense aux autres avant lui, ce qui parfois peut devenir énervant. Homosexuel et fier, il affiche toujours un grand sourire . Les cheveux bruns, en pagaille lui donnent l'air d'un mec dépravé. Il est mince, tout comme elle ; et sa dépendance à la C est récriproque à celle d'Anna. Il a en revanche de bons résultats. Lui passant une clope et sans parler des résultats, ils se dirigent vers l'immeuble.



« Que dirais-tu si je te disais que je pense encore énormément à Mark ? »

«Tu penses encore à ce type, ce baisé ? C'est un raté Léo, un raté. »



Inévitablement, il sourit à la remarque d'Anna . En y pensant bien, elle a amplement raison. Aimer ce mec est un acte absurde, c'est stupide . Et puis il lui a fait du mal tellement de fois . Tellement . Anna & Léo vivent ensemble, dans cet immeuble, dans cet appartement. Inséparables, ils ne peuvent se passer l'un de l'autre . Le corps à coeur, le coeur au corps.
Ils habitent en Allemagne, pays grisatre et sinistre selon Anna . Elle aimerait découvrir la France, ou l'Espagne pour sa chaleur. Arrivés à l'appartement, Anna accélèra le pas vers sa chambre, croisant les doigts pour que son voisin soit sorti. Il n'était plus là , ce qui rassura largement la jeune fille . Léo, assit dans le canapé, alluma une clope .


«Tu vas en parler a Andréas de votre vadrouille au lit ? »

«J`irais lui en parler, oui . Je n'ai rien à me reprocher de toute manière, n'est-ce pas ? »


Il soupira gaiement, puis il plongea les yeux dans ceux d'Anna . Un désir identique fit apparition dans le fond de leurs yeux . Léo se leva , fouilla dans le tirroir pour en ressortir le nécessaire. Les traces s'alignèrent, les yeux pétaillants , ils en mourraient d'envie au point que leurs muscles tremblaient . En tout juste dix minutes, tout avait disparu , avait été liquidé, envolé . Ils se fixèrent, un moment avant que les effets fassent surface. Un sourire béat s'afficha sur les deux visages pâles, sentant la dérive les chatouiller.






# Posté le mardi 06 novembre 2007 12:45

Modifié le mardi 03 novembre 2009 11:47

Je me faufile dans la foule, je suis invisible aux yeux des gens & si je meurs, personne ne le remarquera .

Je me faufile dans la foule, je suis invisible aux yeux des gens & si je meurs, personne ne le remarquera .


Anna se leva tôt ce matin . Tout juste huit heures et demie ; et tout cela malgré sa soirée cocaïnée avec Léo. Ses jambes étaient engourdies, lourdes. Elle traversa le couloir et trouva avachie dans le salon, Léo . Elle ne dit rien, ne soupira même pas et parti préparer deux bons chocolats chauds. Elle le réveilla par la suite, tapotant sur son dos tendre . Par habitude, il grogna avant de se lever et de boire délicatement la tasse de chocolat déposé sur la table basse . Ils ne parlèrent pas , ou peu . Une fois lavée, elle prit son paquet de clopes, quelques affaires et sortit en trombe de son appartement, en entendant Bonne journée Anna presque inaudible de son compagnon .




« Anna, loin de moi l'idée d'être désagréable, mais tes retards habituels commencent à m'agacer . C'est la dernière fois que je te préviens. »

« Je serais plus en retard , c`est promis . »

« Combien de fois m`as tu promis ceci ? Des dizaines ,des dizaines de fois . Les personnes mondialement connus n`ont pas l`intention d`attendre ta venue parmi nous .»


C'était un petit boulot sympa qu'avais décroché Anna . Une connaissance l'avait pistonné dans ce métier pour gagner un peu d'argent . La photographie n'était pas une réelle passion, mais elle aimait ce petit temps de loisir . Un mannequin russe apparu, de type féminin bien sûr . Sa chevelure blonde et fausse faisait pestiférer Anna. La séance dura deux bonnes heures . Elle renfila son gilet, et découvrit une averse en sortant de l'immeuble .

Une fois arrivée, elle remarqua une autre présence dans l'appartement & ne fit pas long feu pour découvrir qu'il s'agissait d'un jeune homme . Cela changera de Mark . Ca lui changera les idées, à Léo. Ils buvaient tout deux une bière, sur le canapé regardant un match de football. Fort inintéressant . Elle posa son sac, sortit une clope et s'installe elle aussi dans le canapé, les écouteurs dans les oreilles . Elle sentit Léo sourire . Il finit par partir pisser lors de la mi-temps.


« Simple question, ce mec est gay ? »

«Evidement . Pourquoi..., c'est pas ton cas ?»

« Sincèrement, j'aime trop les poitrines et les petits culs pour être gay .»


Ha . Elle ne prononça que ce petit mot , voyant Léo refaire surface matant le match, et le garçon . Elle plongea par la suite ses pensées en écouant la musique . Le match enfin terminé, le jeune -fort mal habillé- quitta l'appartement après avoir fait la bise à L. & A . Le percing, froid, du jeune homme fit frissonner Anna.


«Il est mignon. »

«Il est pas gay .»

«Je sais , mais rien n`empêche qu`il soit mignon. »


Léo souria , grandement et se rua sur le paquet de clope. Leurs estomacs criant famine - il était tout juste 13h - , Léo se rendit dans la cuisine de type américaine, et en tant que bon cuisiner allaient faire des merveilles . Une bonne demie heure après, et environ 10 clopes après, les plats arrivèrent en trombe sur la table basse.

«Et puis en plus de ça , tu sais pas la nouvelle . Il est guitariste , comme toi . Il va me jouer un morceau demain .»

«Super Léo .»

«Il a un petit groupe parait . Je t'ennuie ? »

«Juste a peine .»

«Ah. Tout a l`heure , j'ai mon rendez vous chez le tatoueur, tu viens avec moi ? »

«Je peux pas , j`ai mon cours de guitare .»


Sans se sentir vexé, il continua à manger le regard dans le vide puis se précipita vers la sortir, enfilant ses chaussures maladroitement . Laissant seule Anna, avec une envie folle de se défoncer.




# Posté le lundi 12 novembre 2007 13:22

Modifié le mardi 03 novembre 2009 12:09

Clandestins .

Clandestins .
Point de vue Anna.

La sonnerie retentit , et je croise tous les doigts possibles pour que ce soit Léo qui rentre . Il a sûrement oublié ses clés . Quel abruti . Ca me fait penser à mon cours de guitare à domicile navrant. J'ouvris donc la porte, le sourire disparaissant et les joues rougissant en moins d'une demie seconde . Son voisin, Andréas.



« J'avais préparé un petit discours . Mais je l'ai perdu, alors je vais improviser. Soyons clair. On a bel et bien couché ensemble , cependant c'était sous l'effet de la drogue. Nous n'étions pas nous même, et on a fini par baiser ensemble . C'était bien, c'était même très bien, très sexuel aussi . Mais ça s'arrête là, compris ? »

Soulagement. C'est la seule chose que je ressentais à cet instant . Je me sentais honteuse de lui faire moi même un discours improvisée. Alors je ne dis rien. Il me sourit, voyant que ma réaction est calme, et positive. Je n'entretiens pas vraiment une réelle amitié avec Andréas, c'est juste mon voisin de palier qui m'dépanne quand j'en ai besoin. Avec fracas, on vit Tom - le jeune homme qui a squatté mon canapé, ma télévision, mes clopes, mes bières et mon Léo l'autre jour- sortir de l'appartement d'Andréas. Il fut très vite suivi par un espèce d'Hercule. Les bras bien musclés, des épaules carrées, un t-shirt moulant, les cheveux extrêmement lissés. Ils prirent tout deux l'ascenseur sans prêter la moindre attention à Andréas et moi.

«Je pense qu`ils sortent pour éviter l`autre grincheux . »

Je ne comprenais rien à ce qu'il me racontait. Et puis sincèrement, je m'en fichais. Andréas, n'ayant pas compris mon ennui face à ces propos, entama un discours .

«Tom & Bill sont frères jumeaux. Ils ne se supportent pas. Le chien et le chat, le diable en personne et l'ange démuni. Le ying & le yang. Tu peux les comparer de cette façon là. Bill est du genre a se battre & a gueuler a tout bout de champ, & il ne laisse rien paraître. Il a changé depuis neuf mois environ. Depuis le passage d'un monstre angélique. Une fille, elle s'appelait Kellie. Tom ne supporte plus les attitudes de son frère, plus personne ne le supporte. On l'a emmené chez moi pour voir si ça pouvait changer quelques choses. En vain. »

Je confirme, j'en avais strictement rien à faire . Ca ne change rien à ma vie, ou à celle de Léo . Ca nous affecte pas, alors pourquoi je m'y intéresserais. Il repartit en disant qu'il allait nettoyer son appartement qui ressemblait à une déchetterie publique. On entendait les cris d'un jeune garçon, le prénommé Bill je suppose . Ils sont combien dans cet appartement ? Je referma la porte, alluma une clope et tira fort . Le coeur lourd, je pars me coucher dans les draps blancs.

Il est tout juste vingt et une heure . Je me lève, traverse par habitude le long couloir peint en noir, pour arriver dans le salon. J'y vois, ravie, Léo endormir dans le canapé. Je me demande comment je pourrais faire sans la présence de Léo , dans quel état je serais. C'est stupide, je l'aime tant. C'est sûrement toute ma vie, son sourire d'ange illumine mes heures perdues, ses yeux profonds m'envoutent . Léo si tu savais à quel point tu comptes pour moi . Et ton parfum, le tien seulement. A ma surprise, il était réveillé et m'entraina sur lui, mon bassin au dessus du sien. Sa main caressait mon bras, mes épaules . Il finit par me rapprocher, embrassant mon cou parfumé. D'une légérété et d'une tendresse à couper le souffle. Mais jamais, oui jamais, il n'embrassera mes lèvres . C'est un pacte que nous avons faits étant plus jeunes. Pour différencier l'amitié et l'Autre.

Il me sourit , beau comme tout puis se leva pour chercher notre petit bonheur . Léo et la coke . Les seules choses qui m'intéressent je crois . Je le regarde préparé rapidement . On oublie qui on est en prenant ces conneries, on oublie les gens, le monde, les alentours, les obligations, les fautes, les actes. Du bonheur en poudre . Plus on y reste, plus on aime . Et j'aime ça , oh oui , j'aime ça .




Des larmes s'écroulaient le long de ses joues . Les yeux noyés dans une tristesse impitoyable. Les couloirs de l'immeuble font résonner ses pleurs, ses soupirs. Accroupie face à lui, j'essaye de le stopper, de le calmer . Il fait trop de bruit et j'peux pas me concentrer devant ma télé. Sa joue gauche est rouge, gonflée. Je ne dis rien et contemple Tom dont je ne connais pas grand chose . Miraculeusement, ses larmes s'arrêterent , ainsi que ses soupirs. Il me regarda, un peu dans le vide. Il savait pas où regarder je crois. De la honte cernait ses yeux. Il n'avait aucune expression . Si ce n'est du vide.




« TOM , VIENS LA . »


# Posté le mardi 20 novembre 2007 10:27

Modifié le mardi 03 novembre 2009 12:32

Ecorchés vifs.

Ecorchés vifs.




Point de vue Anna.

C'est une voix qui vous glace le sang, qui vous le coupe net. C'est sec, froid, brut. Le jeune homme, Tom, se leva fébrile et quitta le couloir pour s'enfoncer dans l'appartement. Je n'ai eu le temps de rien voir , si ce n'est l'ombre du demeuré (qui doit être son frère) . Je descendis alors les marches quatre à quatre de l'immeuble . Et j'ai marché sans m'arrêter , sans trop savoir pourquoi . Mais j'ai marché . Sans me stopper.


Je me suis finalement stoppée au studio, me souvenant à l'instant que j'avais un rendez vous. Je ne pense vraiment qu'à ma petite personne . Encore en retard, j'avais presque peur de me faire virer. J'aimais bien ce boulot au final . Et puis, c'est sûrement la seule chose légale que j'fais .




«Anna. Seras-tu un jour faire quelque chose qu`on te demande ? Arrêteras-tu d`être madame je-me-fous-de-tout . Grandis Anna . Tu as du talent , tu trouveras sûrement ailleurs . Ne reviens plus ici , ca ne sert plus a rien . Je suis désolé Anna . Bonne journée .»


Qu'est-ce que j'avais dit . Et pam, dans ta gueule ma vieille . Virée. Les mots ne sortent même pas, j'ai envie de crier, limite de le supplier. Mais rien ne sort, alors je sors définitivement tout en claquant la porte. J'aurais voulu voir Léo , mais il est avec Mark à l'heure qu'il est . Quel enfoiré.


J'arrive dans la rue où se trouve mon immeuble. Il y a Hercule. Vous savez, le beau Hercule avec ses cheveux extrêmement lisses, ses yeux d'une jolie couleur. Il fumait une clope, assis sur les escaliers qui donnent accès a l'immeuble. Je m'assis sans demander la permission & enfile la quatrième clope depuis tout a l'heure dans l'bec.

Il avait triste mine, je ne le regardais pas spécialement, mais il me paraissait fatigué. Lui en revanche me dévisageait, de la tête aux pieds. Je le sentais. Son regard m'exaspérait.


« De la crainte . Je ressens de la crainte quand il est face à moi, il me fait flipper tu sais. Peut-être qu'Andréas t'en as parlé de notre problème . Bill . Quel enflure, il fait peur à tout le monde, il se contrôle pas. Il est devenu bizarre, hargneux, agressif. Il fait tout juste cinquante kilos et j'suis même pas capable de lui casser la gueule tellement j'ai la trouille. Comment une simple fille peut changer la vie d'une personne ? A ce point je veux dire. Il a encore enfermé Tom . Et nous , on est là à regarder la scène qui s'passe sous nos yeux. Pas un n'ose l'ouvrir. Tom aime tellement son frère, il ne veut pas le blesser, il lui manque. T'sais, je peux plus. C'est trop de pressions. On a tout arrête pour notre groupe, tournée, répétitions, albums, interviews. Tout ça c'est fini . Le groupe est mort. Tokio Hotel c'est fini , à cause d'une histoire de nanas. Et puis, pourquoi je te raconte tout ça, on s'connait même pas. »

J'ai rien dit . Je n'avais rien à dire, en fait. Il a raison, je ne le connais pas, il ne me connait pas et il me raconte sa vie comme si j'étais quelqu'un d'important. Je suis finalement repartie, en me demandant ce que Léo faisait. J'ai pris l'ascenseur, pour arriver à l'étage. Léo m'ouvre la porte, ses yeux sont humides. J'attends qu'il me parle, qu'il sorte quelque chose . Qu'il me rassure bon sang. Mais il me laisse au pas de la porte, retournant s'installer dans le canapé, les yeux dans le vide devant la télévision. Je finis par me coller à lui, attrapant sa main au passage. Ca doit encore être la faute de Mark, encore. Si j'pouvais te tuer mon vieux, te rendre tout le mal que tu lui fais, que tu nous fais.


« Pourquoi tout cela Anna, pourquoi nous ? »

Si seulement je savais la réponse, mon ange, je te le dirais. Je t'assure. J'te promet Léo, qu'un jour on aura le dessus. On sera plus fort, ensemble. Et notre coke dans le fond de nos poches. Promis.




Léo & Anna s'aiment. Léo & Anna sont inséparables. Léo & Anna, c'est toujours ensemble. Léo & Anna sont loin de ce que vous imaginez. Tellement secret. Léo & Anna, ce soir encore, partiront dans une autre dimension, où ils pourront enfin rire quelques temps, être enfin tranquille, qu'on les laisse tranquille rien qu'un peu . Un tout petit peu . Comme s'ils étaient rien que tous les deux dans le plus grand parc d'attraction, & ils pourront voler, hurler a en crever, jouer, rire, hurler a nouveau, tranquillement . Sans personne & sans mensonges. Ou presque ..




# Posté le dimanche 02 décembre 2007 06:22

Modifié le mardi 03 novembre 2009 12:51